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BG Louvia

 
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Luneandre
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Inscrit le: 29 Juin 2011
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MessagePosté le: Mer 29 Juin - 11:53 (2011)    Sujet du message: BG Louvia Répondre en citant

Prénom : Louvia
Nom : Eldrith


Dans l'ombre d'un démon

Dans une contrée lointaine, une pluie fine et glacée tombe sur la peau d'une jeune Sombre.

Le feu que Louvia a allumé éclaire doucement la clairière.
Elle maudit la douleur qui torture sa main gauche et tient dans sa main droite un ongle qu’elle vient elle-même de s’arracher.
Après avoir longuement léché sa blessure et essuyé son ongle ensanglantée, elle déroule lentement le parchemin que l'orc lui a remit au début de l’année.
Il lui aura fallut une année complète afin de réunir les ingrédients nécessaire à l’incantation. Pour la énième fois elle lit lentement le parchemin… Elle le connaît par cœur.
Elle pleure doucement sur son sort. Elle maudit les gens qui ont mit le temple a feu et a sang. L’heure des comptes a enfin sonné. Elle les tuera tous, un par un. Il vont payer le prix de leur acte immonde. Ils vont regretter de ne pas l’avoir tuée comme sa mère. Elle a le temps, elle est jeune.
Les assassins du temple du « Serment des Orchidées » ont fait d'elle une arme vivante. Il ne lui manque que la puissance que son corps frêle ne possède pas. Mais cela ne vas pas tarder… Le parchemin est là pour ça. Elle vendra son âme à ce démon pour ça. Elle renifle, les dernières larmes ont un goût salées. Elle essuie ses yeux d’un revers de main et jette son ongle dans la poterie qui est sur le feu. Elle inspire longuement et psalmodie la formule qui est sur le parchemin. Le bruit du tonnerre couvre ses mots. L'ongle grésille dans la poterie. Une fumée âcre, épaisse et rougeoyante s’échappe du pot d’argile. Le vent se leva emportant la fumée dans un tourbillon sans fin. Un démon sombre et imposant apparut. Grand, balaise, dans ses orbites deux yeux de braises. La jeune sombre sentit son échine frissonner. Elle reprit courage et parla.

- Tu es exactement tel que je l’avais imaginé.

Le démon sourit, exhibant une dentition noirâtre.

- J’apparais à chacun tel qu’il m’imagine. Répondit l’incube.

La jeune sombre cherchait à fuir le regard du démon.

- Alors, Louvia, continua le démon, tu ne m’as pas appelé pour me parler de mon image.

Louvia balbutia.

- Non je… Elle s’arrêta incapable d’aller plus loin.

- Je vais t’aider, continua le démon, tu veux la vengeance, tuer ceux qui ont tué les tiens, venger la mort de ta mère… Mais tu as besoin de puissance pour cela. Cette puissance dont tu rêves et qui te fait défaut. Alors pour cela tu es prête à en payer le prix, à me donner ton âme en échange du pouvoir qui te permettra de tous les retrouver…

- Où dois-je signer ? coupa la jeune sombre.

Le démon éclata d’un rire monocorde.

- Nulle part, Lovia Eldrith, si tu veux cette puissance, je te la donnerais, mais sache qu’elle n’est pas sans conséquences. Le lien qui t’unira aux ténèbres aura moult répercutions sur tes jours ici bas. Jusqu’au jour de ton dernier souffle tu en ressentiras les effets, ton cœur te brûleras chaque fois que tu aimeras, tu ne te nourriras plus que de la chair des justes. Tes colères n’auront aucune limite… en un mot tu seras damné. Et pour me prouver que ton choix est immuable je veux que tu me fasse un don.

- Je ne possède rien, répondit Louvia, nulle richesse, ni or, ni argent, ni pierres… que peux tu bien vouloir de moi ?

Le démon le regarda de longues secondes.

- Je veux tes yeux, lui répondit le démon, je développerais tes autres sens d’une manière exceptionnelle, ils te permettront de te passer de ta vue.

La jeune sombre, s’agenouilla et sortit un morceau de cuir de son sac.

- Ils sont à toi dit elle avant de mordre dans le carré de cuir.

La bête envoya une raffale de vent violente sur le feu de camp, de la braise s'envola dans tout les sens. C'est alors que la sombre aperçu cette braise brulante fonçant droit vers ses yeux, le prix à payer s'est-elle dit, mordant plus fort le carré de cuir, acceptant serainement sa sentence. La douleur lui fit pousser un cri qui vida la foret du chant des oiseaux nocturnes.

- Désormais les gens t’appelleront « Ombre », tu te déplaceras en silence et te fondras dans l’obscurité aussi facilement que les félins les plus expérimentés. Ta lame aura éternellement le tranchant des meilleures lames. Tu sentiras tes proies à des lieues de distance et tes oreilles discerneront leur pas au delà de ta capacité de vision… mais j’oubliais… tu ne vois plus.

Le démon éclata d’un rire aussi sonore que les éclairs et disparut dans un nuage de fumée.

L’odeur de brulé du nuage fit vomir la sombre restée seul.

Le premier effet néfaste de ses pouvoirs venait de lui être révélé.
Epuisée par la douleur celle que l’on allait désormais surnommer Ombre s’endormit dans un profond sommeil peuplé de cauchemars.
__________________________________________
Assis sur un trône de bois brûlé le démon,

Il se rappela cette jeune Sombre, qu’il avait courtisé dix-sept ans auparavant.

- Tu as les yeux de ta mère dit il entre ses dents.




Premier Commandement.


Une pluie fine et glacée tombait …

La nuit était tombée depuis un peu plus d’une heure quand Razelnout, le nain commanda sa cinquième choppe de bière. Le tavernier posa le boc sur la table de façon si violente que la bière déborda sur le bois de la table. Razelnout ne dit rien, à vrai dire il était habitué. Malgré une forte aura bienfesante les gens ne l’aimaient pas.
Ho ! Pas qu’il fut lâche ou couard. Son aura était amplement méritée, sa pelle s’était abattue plus d’une fois sur le crâne des bandits et des roublards. Il avait même était un de ces ‘rédempteurs’ qui pacifièrent cette contrée quand roublards et démons terrorisaient la population. Sur les champs de bataille son jugement avait paralysé les assaillant les plus braves, laissant le champ libre aux justes pour abattre leur colère sur leurs ennemis immobiles.
Son vieux visage buriné portait encore les stigmates de cette guerre.
Non, c’était autre chose.
Razelnout était mineur, mais un mineur particulier. Trop vieux pour descendre dans la mine, une dizaine de gosses, tous orphelins, arrachaient, pour lui, à la pierre la moindre parcelle de métaux précieux. Maigres, sales, le visage noircit, on apercevait de temps en temps ces gosses qui poussaient de lourds wagonnets hors de la mine. Leurs yeux reflétaient l’innocence de leur jeune âge. Leur gueules noires par contre ne laissaient transparaître aucune émotions.
Voila ce que la population n’aimait pas chez Razelnout, il exploitait des enfants pour besogner à sa place. Nombres de bons villageois avait même tenté de mettre fin a son joug. Mais supprimer un vieux soudard qui avait connut les champs de batailles n’était pas chose aisée et nombre de villageois avait fini leur vie dans un caniveau, le crâne ouvert à coup de pelle.

Razelnout, ouvrit sa bourse et posa une petite pépite d’argent sur la table afin de régler le prix de ses bières. C’était comme cela qu’il réglait ses achats, Razelnout n’utilisait jamais de monnaie courante. Il chargea son sac sur son épaule et poussa la porte de la taverne.

Les clients restés à la taverne recommencèrent à le maudire. Certains même souhaitèrent le voir se faire égorger par cette chose qui sévissait dans la contrée et que nul n’avait vu. Depuis quelques lunes, on retrouvait parfois au petit matin les victimes de cet assassin mystérieux, la gorge lacérée à lames, tous justes, et que la ‘vox populi’ avait surnommé ‘Ombre’. Ils ne se doutaient pas que leur souhait était sur le point de se réaliser.

Razelnout enfonça sa coiffe sur sa tête et commença lentement a rentrer chez lui. Il passa devant la fontaine et emprunta une ruelle étroite et sombre, scellant ainsi son destin. L’ombre sauta du toit et atterrit derrière le nain. Il n’y eu pas un bruit. La sombre leva lsa lame au dessus sa tête. La stature de Louvia masqua la lumière de la lune, projetant ainsi le nain dans l’ombre. La lame siffla dans l’air et laboura la gorge du mineur. Razelnout émit un gargouillis grotesque. Il se retourna tout en cherchant a reprendre sa respiration. Il contempla la silhouette sombre de celle qui était en train de devenir son assassin. Ses doigts se crispèrent sur le manche de sa pelle. Un flot de sang sortit de sa bouche. Ses jambes plièrent lentement sous son poids. Il chercha a croiser le regard de son meurtrier. Regard qu’il ne trouva jamais.

- Pourquoi ? demanda t-il dans un dernier souffle.

- Les enfants dans la mine…Dit-elle.

Les genoux du vieillard touchèrent le sol. Il lâcha sa pelle qui tinta sur le pavé.

- … Et le temple du serment des Orchidées il y a six ans. Ajouta t-elle.

Les yeux de Razelnout se fermèrent doucement et il roula dans le caniveau.
L’ombre se pencha dessus et le délesta de sa bourse.
__________________________________________
Le soleil pointait sur l’horizon.

La lumière pâle commençait à inonder la ville quand on tapa à la porte de l’orphelinat. Une Orc d’un age avancé alla ouvrir. Elle contempla la sombre qui se tenait face à elle. Elle était enroulé dans une cape aussi noire que sa peau et portait une large coiffe qui cachait le haut de son visage.

- Oui ? Demanda t-elle ?

Louvia écarta sa cape et tendit une bourse à l'orc.

- Pour les enfants. Cela vous sera plus utile qu’à moi, dit-elle doucement.

Elle tendit la main et saisit la bourse qu’elle ouvrit. A l’intérieur se trouvait une multitude de pépites d’or et d’argent de différente taille. Elle contempla le ‘trésor’.

- Je vous remercie mademoiselle, balbutia t-elle.

Une larme roula sur sa joue.

- Nous en aurons grandement besoin, d’autant plus que notre génereux mécene a été assassiné cette nuit, il subvenait à tous les besoins de l’orphelinat. Je ne sais pas ce que nous allons devenir sans lui. Repondit elle en levant la tête.

La sombre avait disparut.
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Assis sur un trône de bois brûlé, le démon observait, la scène au travers des yeux de l'Ombre, puis il se tournât vers Razelnout qui se tenait à ses cotés.

- Tu peux quitter ton apparence angélique maintenant.

Puis il cita le premier commandement.

- Tu apprendras à te haïr toi-même pour mieux haïr les autres.




Second Commandement


Une pluie fine et glacée tombait …

Sur la place de la fontaine, les villageois formaient un cercle autour des deux bretteurs qui se jaugeaient.

Essariuc, un Humain d'une cinquantaine de printemps, regardait son adversaire de haut en bas. C'était une sombre à la robe noire. Elle se déplaçait à tatons, preuve de son handicap,et gardait en permanence une large coiffe qui cachait son regard. La sombre restait face à lui, bras croisés, épée au fourreau et la tête inclinée vers le sol.

L'Humain ressera sa prise sur son épée et se mit à courrir pour avaler les quelques mètres qui les séparaient, espérant ainsi frapper le premier; La pluie avait recouvert le pavé et Essariuc fini sa course en glissant sur le dernier mêtre. Sa posture trés basse lui permit de garder parfaitement son équilibre, il redressa son épée et portat un coup d'estoc au niveau du sternum. Son coup était sûr... Calculé... Ajusté...et bénéficiat de la force de ses bras puissants et de la vitesse de sa course. Un coup fatal qui aurait du laisser son adversaire sans souffle et à sa merci.

Mais son épée ne rencontra que le vide. D'un bond prodigieux, la sombre s'était propulsé plusieurs mêtres en arrière et avait couvert sa fuite d'une volée de pierres diaboliquement ajustée au niveau du visage de son adverssaire. L'une d'elles estafilla douleuresement la joue de l'humain.

Essariuc resta figé une seconde. La sombre, à quelques mètres de là, avait adopter une attitude plus féline, très près du sol, ramassé, prêt à bondir et retroussait ses lèvres exhibant ainsi de longs crocs blancs qui se détachaient parfaitement de sa peau noire. La détente de son adversaire venait de surprendre l'humain. Il avait cru s'en défaire trop facilement et l'avait sous-estimé. Une erreur qu'il ne referait plus.

Essariuc mit ses mains en prière et les pointa vers le ciel. Il invoqua sa déesse, qui lui accorda sa protection. La sombre dressa l'oreille en entendant les prières, elle se maudit, elle même, de ne pas avoir frappé plus durement son adverssaire tant qu'elle le pouvait encore. Elle saisie une petite dague et l'envoya voler en direction de l'humain, celui ci ne fit aucun mouvement pour l'éviter, la dague riccochat sur son torse, et rebondit vers la sombre avec plus de vitesse qu'elle n'en avait au départ.

Louvia prit sa propre dague en plein visage et alla rouler au pied d'un mur, en criant, sous la force de l'impact.
Elle resta couché au sol, inanimée, sous l'effet dévastateur de sa propre attaque qui c'etait retournée contreelle. L'humain fit quelques pas et leva son épée au dessus de sa tête pour achever son adversaire... Rapide comme l'éclair, la sombre se redressa et saisit l'épée de son adversaire, entre ses dents elle tenait la dague qui aurait dû lui être fatale, elle la cracha.

- A distance tu renvoyais mes attaques, mais au corps à corps...

L'humain comprit son erreur... La pluie redoubla... Un éclair passa dans son regard... La lame de la sombre lui lacera la gorge.
Il lâcha son bâton, qui resta dans la main da la sombre et porta les mains à sa gorge.

- Pour le temple du serments des Orchidées, siffla la sombre.

Son corps sans vie chuta lourdement au sol. Déja les badauds s'approchaient, alors que son sang se diluait dans la pluie qui innondait le sol. Tous regardaient le cadavre de l'humain, sans comprendre comment il avait pu succomber si facilement. L'un des spectateurs leva la tête, charchant du regard le visage de l'assassin... Mais en vain...
Louvia avait disparut.
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Assis sur un trône de bois brûlé,le démon observait la scène au travers des yeux de l'Ombre,
Il sourit en se disant que son rejeton apprennait vite.

Puis il cita le second commandement.

- Sur l'autel de la victoire tu sacrifieras ta chair.




Troisième Commandement


Une pluie fine et glacée tombait …

Les goutelettes detrempaient la chevelure de Varant Azur, le noble. Ses mèches blondes tombaient devant les yeux, lui cachant partiellement le sombre qui lui faisait face. Il ouvrit la bouche et implora pour la ènieme fois.

- Ne fais pas ça, Anthropophage, Hurla t-il.

N'écoutant rien, le sombre encocha une flêche sur la corde de son arc et le banda. Le noble saisit son épée par la lame et la dressa devant lui telle une croix. Il entrouvit les lêvres et invoqua le feu du ciel. Anthropophage ferma un oeil et visa la tête du noble. Le casque de ce dernier n'empecherait surement pas la flêche de lui transpercer le crâne. Il detendit doucement ses doigts, afin de lacher la corde...

Un éclair claqua dans le ciel, il descendit à la verticale, à la vitesse de la lumière, comme attiré par le sol et frappa impitoyablement le sombre en détonnant dans un fracas indescriptible. Le souffle violent de l'explosion projetta le noble à terre et le sonna quelques longues secondes.

Il se releva quelques instants plus tard... Tout était calme... A quelques mètres devant lui, un tas d'os carbonisé, gisait là, fumant encore. Des dagues, dont les lames etaient tordues par l'action de la chaleur de l'éclair, tronaient au beau milieu du tas de cendres. Varant s'agenouilla et recuperra les lames de son ami. Ses yeux s'emplirent de larmes. Elles degoulinaient sur ses joues et se mélaient aux gouttes de pluies qui lui innondait le visage.

Comment en étaient ils arrivés là ? La question ne cessait de venir et revenir, hantant son esprit comme un spectre. Comment eux, amis depuis des années, avaient ils pû en arriver à s'entretuer.

Il se remémora les évènements :

Anthropophage arrivant vers lui, un bouquet d'orchidées à la main et le lui lança au visage en l'accusant de courtiser son épouse.
Ho ! Il est vrai que Morigane ne lui était pas indifférente. Belle, élancée, désirable... Mais de là à trahir son frère d'armes... Non ! Il etait noble pas vaut-rien. Il se rapella la colère noire dans laquelle son ami entra, n'ecoutant même plus ce qu'il lui disait. Le menaçant de mille morts. Jusqu'au moment ou la colère l'emporta... Le sombre passa à l'acte et il fallut se défendre.
Comment allait il expliquer cela à sa femme ? Il serra les dagues de son ami contre sa poitrine et hurla son chagrin, que l'on put entendre jusqu'aux portes de la ville. Sa complainte fut troublée par des bruits de pas dans les flaques.
Il redressa la tête et vit une sombre qui se tenait devant le tas de cendres. Louvia jeta quelque chose dans les restes du corps calciné du sombre et marmonna une phrase.

- Pour le temple du Serment des Orchidées.

Varant baissa le regard et détailla l'objet que la sombre avait jeté. C'était une orchidée, semblable a celles que son ami lui avait jeté au visage quelques heures auparavant. Une détresse incommensurable s'empara de lui. Il hurla sa douleur, impuissant a défaire ce qui venait de se passer. Il se redressa d'un bond et déclencha sa colère droit devant. Le son déchira le silence et l'écho se répercuta sur les murs de la ville. Mais en vain ... Louvia avait disparu. Varant s'écroula et frappa le sol de rage en pleurant sur son ami défunt
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Assis sur un trône de bois brûlé, le démon observait la scène au travers des yeux de l'Ombre,

Puis il cita le Troisième commandement.

- Tu manipuleras tes ennemis afin qu'ils s'entretuent.




Quatrième Commandement


Une pluie fine et glacée tombait …

En entrant à l’auberge ce soir là Sbarc l’Orc, ne se doutait pas de ce qu’il adviendrait de cette finale qu’il devait disputer avec Gambler. Il poussa la porte de la taverne et entra. Immédiatement le brouhaha ambiant s’arrêta net, on aurait pût entendre voler un moustique.
La foule s’écarta un peu et Sbarc put apercevoir la table derrière laquelle Gambler était déjà installé et l’attendait.
- « Tu es finalement venu. Je pensais que tu abandonnerais. » Lança Gambler.
- « Et puis quoi encore. J’ai l’intention d’alléger ta bourse » rétorqua Sbarc.
L'Orc tira la chaise et s’assit face à son adversaire.
Le tavernier, qui faisait office d’arbitre s’approcha et énonça les règles.
- « La finale se jouera selon les règles de Fortune. Le perdant se retrouvera délesté de 5000 petites pièces... »
Les deux joueurs exhibèrent leurs bourses pleines, afin de prouver leur répondant et la rangèrent à leur ceinture respective..
Le Tavernier retourna le sablier qui était sur la table et Sbarc s’empara du paquet de cartes et commença à distribuer. Le temps passa rapidement, Sbarc multiplia les coups de bluff qui écroulèrent le sang froid de Gambler. Lorsque le sablier fut tourné une seconde fois, les deux joueurs posèrent leur jeu devant eux et le tavernier s’approcha afin de procéder à une ultime vérification avant de déclarer le vainqueur.
- « … 60 et 40 qui font 100 plus 9 et 12 qui nous font 121… SBARC VAINQUEUR. » Clama t-il de vive voix.
Le visage de Sbarc s’éclaira et afficha un large sourire. Celui de Gambler s’assombrit lorsqu’il porta la main à sa ceinture pour attraper sa bourse.
- « Ma bourse. » Hurla t-il.
- « On m’a volé ma bourse. »
Un murmure sombre s’éleva de la foule. Les badauds se regardèrent les uns les autres afin de démasquer le coupable.
- « Encore un sombre. » Fit une voix dans la foule.
- « Les sombres n’y sont pour rien, adressez-vous aux roublards plutôt. » Fit une autre voix.
En moins de cinq secondes les choses dégénérèrent, chacun accusant l’autre, les esprits s’échauffèrent jusqu’à ce que le premier coup de poing soit appliqué sur le nez d’un Humain. Il n’en fallut pas plus pour que la bagarre générale éclate. Les chaises volèrent, les bocks se brisèrent, les tables se rompirent…
Dans un coin sombre de la taverne, Nospex un vieil archer, restait assit là, regardant la bagarre sans y participer. Il était fatigué des bagarres et guerres incessantes. Son regard fut attiré par une silhouette qui s’approcha doucement de lui par la gauche. Une grande sombre enroulé dans une cape aussi noire que sa peau se tenait debout, près de lui. Nospex leva la tête et chercha a croiser le regard de la sombre. Les lames de la sombre brillèrent dans la pénombre…

- « Pour le temple du serments des Orchidées. » Murmura a t'elle.

La lame de Louvia s’abattit sur sa proie. Nospex poussa un cri… La rixe s’arrêta presque immédiatement… Tous les regards se tournèrent vers la sombre.

- « C’est… Ombre. » Fit une voix dans la foule.

Louvia s’adossa au mur, pour protéger ses arrières. La foule l’entoura peu à peu.

La flamme de la dernière torche allumée vacilla, puis s’éteignit. La taverne fut plongée dans l’obscurité la plus totale.

- « Lumière !!! » Crièrent plusieurs personnes.

Il y eut un frôlement, une des fenêtres vola en éclat… A tâtons un archer trouva une flèche dans son carquois, il marmonna une formule et la flèche s’enflamma, éclairant la pièce.

La sombre avait disparut.

Sur la table, Nopex gisait le visage baignant dans son propre sang… Une orchidée jetée a proximité signait le crime.
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Dans les landes, quelques minutes plus tard.

Les deux sombres arrettèrent leur courses et reprirent leur souffle.

La jeune femelle s’approcha d’Ombre. Elle était un peu plus petite que lui, sa était claire immaculé et sa cape jetée négligemment sur ses épaules ne cachait rien de sa silhouette élancée.

- « Je suis Silaisie, du clan des gorges maudites. C’est moi qui ai éteint la dernière torche dans la taverne. » Fit elle d’une voix douce.

Louvia posa ses mains sur le visage de Silaisie et en détailla les contours.

- « Viens, lui dit-elle en lui prenant la main, j’ai des gens à te présenter. »
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Assis sur un trône de bois brûlé, le démon observait la scène au travers des yeux de l'Ombre. Il tira une carte du paquet et la posa sur la table.
Aux cotés du joker se tenait maintenant trois reines, il sourit.
Puis il cita le quatrième commandement.

- Tu feras des ténèbres tes alliés




  Cinquième Commandement


Une pluie fine et glacée tombait …

En franchissant la porte de l'antre, Louvia frissonna. L’écho de ses pas sur le sol lui fit appréhender les dimensions de la pièce. Le moindre son résonnait à ses oreilles. La pièce était carrelée et les murs épais ne dégageaient aucune chaleur. Ses mains se resserrèrent sur ses lames. Seul le crépitement des torches venait troubler le silence. Elle inspira profondément en se demandant quelle magie empêchait les torches incandescentes de dégager la moindre parcelle de chaleur.
Silaisie lui passa la main dans le dos.

- « Reste là, fit elle, je vais te présenter à notre chef ».

Sa voix douce se répercuta sur les murs de la pièce vide et agressa l’ouïe délicate de la sombre. Elle l’entendit traverser la pièce et emprunter un escalier pour monter à l’étage.

Restée seule elle se demandait encore qui était la jeune sombre qui venait, certainement, de lui sauver la vie. Et pourquoi ?

-« Bienvenue dans notre antre » fit une nouvelle sombre.

Elle releva la tête et fit face à celle qui lui parlait.

- « Je suis Ellyandae, Chef de ce clan. »

Louvia pointa ses oreilles vers son interlocutrice…
Mais en vain… Mis a part sa voix, elle n’entendait rien, ni souffle ni respiration, ni pas.

- « Ainsi donc tu es la fameuse Louvia ? »

La sombre inspira largement pour tenter de capter une odeur. Malgré son odorat surdéveloppé par le démon, elle ne capta que de très légères effluves…
Elle avait déjà senti cette odeur… Mais ou ? Et quand ?

- « Pourquoi suis-je ici ? » questionna Louvia.
- « J’ai entendu parlé de tes exploits. » fit Ellyandae.

Louvia releva la tête, la voix de la sombre venait maintenant de derrière elle. Elle lui tournait autour, et pourtant louvia ne l’entendait pas se déplacer.

- « Du travail propre… bien fait… j’aime cela. - continua Ellyandae tout en tournant autour de Louvia. - Pas de preuves… peu de traces… ».

Un frisson parcourit Louvia, la sombre venait encore de se déplacer sans qu’elle ne puisse l’entendre…

- « Et on peut compter sur les doigts d’une main ceux qui connaissent ton nom et son encore vivants… Mais tu es différente des autres Louvia – continua la sombre – si tu tues de sang froid… tes victimes n’ont aucun lien entre elles… Un vieux Nain ivrogne… un archer dont l’arc est sur le point de se briser… Un humain dont les boucliers ont repoussé les armées… » chuchota t’elle.

Inlassablement elle continua son ballet autour de Louvia.

- « Quel est le lien, Louvia ? Pourquoi les choisir avec autant de patience ?» demanda t’elle.

- « Mes raisons ne regardent que moi, feula Louvia, en se dirigeant vers la porte, je perd mon temps ici. »

Elle posa la main sur la poignée.

- « Combien Louvia ? Combien dois tu encore en tuer pour assouvir ta vengeance ? Cent ? Deux cent ? Comment comptes-tu les trouver ? Te suffira t’il d’une vie pour seulement les trouver ? »

Louvia retira sa main de la poignée. La sombre avait raison, et Louvia savait depuis longtemps qu'elle ne pourrait, seule, trouver toutes les personnes qui avaient réduit en cendres le temple du Serment des Orchidées et tué sa mère.
Elle se tourna vers la voix.

- « Et que me proposez vous ? » demanda t’elle.
- « Je t’offre de rejoindre nos rangs, mes ‘hommes’ t’aideront a retrouver ceux que tu cherches. »
- « Un échange ? » demanda Louvia.
- « Mets tes lames à mon service, tu seras un allier de choix. »

Louvia soupira. S’allier à un clan lui avait toujours déplût, mais elle savait que seule, elle ne pourrait arriver à ses fins.

- « Je regrette, fît-elle, mais le prix de mon indépendance est trop élevé. »

Ellyandae se mordit les lèvres en voyant Louvia lui tourner le dos.

- « Silaisie va être déçue… » murmura t’elle.

Louvia dressa l’oreille.

- « Silaisie ? » demanda t’elle.

Ellyandae sourit.

- « Oui, la jeune sombre qui t’a amené ici, elle m’a avoué ne pas être indifférente. »

Louvia inspira profondément. Elle pensa à cette jeune sombre qui lui trouvait un intérêt. Elle ouvrit doucement la porte du Palais.

- « J’accepte. » fît-elle en ravalant ses larmes.

La pensée que quelqu’un pouvait s’intéresser à lui, l’effondra violemment. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’assassin s’effaça, et laissa place, quelques instants, à l’adolescente, que le démon avait supprimé quelques années auparavant. Une larme roula sur son nez, elle perla pendant trois longues secondes sous son menton et s’écrasa un instant plus tard, un mètre quatre vingt plus bas, en touchant le sol, se mêlant à la pluie qui trempait le sol.
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Assis sur un trône de bois brûlé,le démon observait, la scène au travers des yeux de l'Ombre. Sa patte griffue se posa sur le paquet de cartes et il tira celle qui était au sommet… Un as de cœur.
Il la plaça entre le joker et la dame, regardait le jeu qui s’étalait devant lui, puis il cita le cinquième commandement.
- « Si ton corps est inébranlable, il n’en est pas de même pour ton cœur. »






 Sixième Commandement.


Une pluie fine et glacée tombait ...

Les mots de Ellyandae résonnaient encore à ses oreilles.

- "Il chasse très souvent sur la lande. "

Elle adopta un pas cadencé et passa rapidement la porte fortifiée de la ville. Lentement les effluves virent lui chatouiller les narines. Les odeurs des corps de justes en décomposition commençaient à se faire sentir. A mesure qu’elle approchait l’odeur de putrefaction devint insoutenable.

- "Combien de corps ? Et pourquoi ? " Se demande t-elle à elle-même.

- "Une ‘tradition’. " Lui avait dit Ellyandae.

Sans qu’elle le sache, pour une fois, sa cécité, lui épargna le spectacle désolant qu’elle traversa.


De mémoire de nain on avait jamais vu cela. Trois cents justes empalés bordaient la route de la lande allant à l'antre. Au sommet des pals les Corbeaux se régalaient des yeux des cadavres. Les loups enragés eux se contentaient des viscères que les corps putréfiés laissaient tomber au sol.

Elle eut un haut le coeur tant l'odeur était épouvantable. Elle sortit une orchidée, la glissa dans le foulard qui pendait a son cou, et l'appliqua sur son nez, s'amputant ainsi de son flair si précieux pour retrouver sa proie. Elle sorti une plume de, que lui avait donné Ellyandae, de sa besace et en détailla longuement le contour de ses doigts. Elle retira son foulard, porta la plume à ses narines et huma l'air ambiant... Elle comptait sur l’odeur du familier pour pister sa proie, mais avec cette orgie de parfum… L'odeur de charogne couvrait tout. Il s'assit au pied d'un arbre et s'adossa au tronc en réfléchissant. Mais comment retrouver sa proie si elle ne pouvait pas la sentir ? Le grognement d'un sanglier la sorti de sa réflexion.

- "Que fais un sanglier ici ? " pensa t-elle.

Elle redressa ses oreilles et les dirigea en direction du son qu'elle venait d'entendre. Elle entendit un sifflement et chercha dans sa mémoire ou elle avait déjà bien pu entendre cela.

Elle se releva, remit son foulard sur son nez et parti d'un pas feutré dans la direction du cri porcin. Quelques instants plus tard, le dompteur vit apparaître la sombre.

- "Bonjour" dit-elle, ne se doutant de rien.

La sombre s'approcha encore un peu. A cette distance, il pouvait parfaitement sentir les odeurs de sa proie. Aucun doute, la plume que lui avait donné Ellyandae provenait bien du familier de ce dompteur.

- "Je me nomme..."

- "Whip" coupa Louvia.

Le dompteur resta quelques secondes interdit. Comment cette sombre pouvait connaître son nom ?

- "On m'appelle Ombre" fît Louvia.

Le dompteur tressaillit. Le nom ne lui était pas inconnu. Une rumeur, d’une sombre qui égorgeait tout justes sans distinction aucune, commençait à se confirmer dans les murs de la Milice. La sombre enleva le foulard de son nez, et exhiba ses dents blanches.

Louvia le gifla à toute volée, l'envoyant violemment voler au sol.

- "Trop facile" pensa la sombre en s'approchant.

Le sanglier chargea l'Ombre immédiatement, tentant de protéger son maître. Louvia fît volte face, son talon s'écrasa sur le groin de l'animal, stoppant net sa charge, et le terrassant sur le coup.

Louvia se retourna, son adversaire avait profité de la charge de son familier pour se relever.

Whip, la main droite levée, paume vers le ciel, s'apprêtait à noyer son agresseur sous un déluge de roches. L'odeur caractéristique du calcaire renseigna immédiatement le félin sur les intentions de sa proie. Whip était sur le point de déclencher ce que les plus anciens appelaient "la frappe de la montagne".

Louvia sortit une pièce, glissée entre sa ceinture et sa peau, et fît un pas vers le dompteur, se plaçant délibérément, sous le tas de pierres qu'il tenait en lévitation. L'assassin lui sourit.

- "J'attends..., profites-en !" fît-elle en jetant sa pièce en l'air.

Whip rabaissa la main d'un coup sec... La pièce retomba dans la main droite de la sombre, qu'elle rabattit immédiatement sur son poignet gauche. Les pierres, que plus rien ne soutenait, s'abattirent sur la sombre dans un fracas infernal. Un nuage de poussière se souleva du sol et enveloppa les deux duellistes. Une rafale de vent dissipa rapidement le nuage. Whip ne pouvait en croire ses yeux. Face à lui, Louvia n'avait pas bougé d'un pouce. Comme si sur la masse rocheuse qui s'était abattue, aucun gravillon n'avait touché son adversaire. Louvia retira la main de son poignet et laissa apparaître la pièce qui était dessus, sur sa face était gravé un trèfle à quatre feuilles.

- "On dirait que j'ai de la chance" dit-elle.

Whip commença a paniquer - comment abattre un ennemi que l'on ne peut toucher ?

- "Il est temps, Whip, d'affronter ton... DESTIN !!!" hurla Louvia.

Au dernier mot de la sombre, le sol s'ouvrît sous les pieds de l'osa. Une vision d'horreur s'offrît a lui. Au fond du gouffre, un torrent de lave, avec en son centre, un îlot rocheux sur lequel se tenait un démon, aussi grand qu'une maison, aux yeux de braise. La bête tendit les mains vers le dompteur, ses griffes gigantesques sortirent du sol et tentèrent d'attraper le jeune Whip, paralysé de peur.

Le choc fût rude, et envoya valdinguer le dompteur plusieurs mètres en arrière. Il tomba à la renverse, et vit les griffes, qui avaient tenté de le déchirer, rentrer dans le sol, qui se referma immédiatement. Louvia quant à elle n'avait pas bougé, elle se tenait à la même place, les bras croisés.

Quelque chose ne tournait pas rond. L'attaque qui aurait dû le terrasser, n'avait fait que l'envoyer violemment rouler plusieurs mètres en arrière.

- "Hé ! Louvia... On dirait que moi aussi j'ai de la chance." lança t'il a son adversaire en la narguant.

Il plaqua ses mains sur le sol et tenta de se redresser. C'est à cet instant qu'il réalisa qu'il ne sentait plus ses jambes. Il baissa la tête et découvrit avec horreur qu'elles n'étaient plus attachées à son tronc. Il releva le regard vers Louvia. Aux pieds de la sombre, les jambes du dompteur remuaient dans un dernier spasme nerveux. Les griffes du démon l'avaient littéralement coupé en deux. Sous ses mains, le sol lui parût chaud... Il réalisa alors combien il avait froid, preuve que le sang, qui coulait dans ses veines, était en train d'abreuver la lande. Sa vue se brouilla... Une douce torpeur l'envahit... il ferma les yeux et se laissa glisser doucement dans cette mélancolie qui l'enveloppait.

Louvia, toujours à sa place, n'entendit plus battre le coeur de sa victime. Elle s'accroupît, et saisit la queue du dompteur, encore attachée à ses jambes, l'enroula autour de sa main, et l'arracha en tirant d'un coup sec. Ce dompteur avait une "malformation", et cette queue d'animal poussant dans le niveau inférieur de son dos, était la seule preuve de sa mort. Ellyandae insista sur le fait qu'il fallait lui rapporter, sans quoi elle n'aurais pas foie en la mort du dompteur. Après avoir rangé la queue de sa victime dans son sac, il se retourna et s'engagea sur le sentier en direction de l'antre de son nouveau clan. Un piaillement la rappela à l'ordre. Sur le cadavre du dompteur, un familier tentait désespérément de réanimer son maître, en lui léchant le visage. La dague, qui s'envola rapidement des doigts de la sombre, siffla dans l'air avant de décapiter l'animal.

- "Va rejoindre ton maître." fît Louvia en s'engageant sur le chemin.
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Entrée de l'antre, une heure plus tard.

La porte de l'antre grinça. Silaisie se retourna et eut un soupir de soulagement de le voir revenir sain et sauf.

- "Ça s'est bien passé ? demanda t'elle.

Sans mot dire, Louvia s'approcha et tendit la main vers Silaisie, poing fermé. Elle ouvrit la main, prête a recevoir ce qu'elle allait lui donner, sans détacher ses yeux de son visage. Dans sa main elle senti l'objet que louvia déposa, rigide comme un fouet, et gluant comme une gelée. Elle baissa les yeux et eut un mouvement d'effroi. Dans sa main, l'assassin avait posé la queue sanguinolente de sa victime.

- "Donnes la à Ellyandae - fit Louvia- et dis-lui que la mission est accomplie."

- "Ça sera fait", dit la jeune sombre en se dirigeant vers l'escalier.

- "Silaisie ?" rappela Louvia.

- "Oui ?" fît-elle en se retournant vers elle.

Louvia se tenait à un mètre, et lui tendit une orchidée. Elle saisit la fleur et la porta à son nez.

- "Pour te remercier de m'avoir sauvé à la taverne" fît-elle.

- "Tu n'as pas à me remercier, répondit-elle, désormais tu fais parti des nôtres, tu as une famille."

Famille... Le mot résonna avec délice aux oreilles de l'assassin.

- "Alors prends-le comme un présent personnel", ajouta Louvia.

Après avoir humé son parfum, elle glissa la fleur sans son gilet, sur son sein gauche, et grimpa dans l'escalier, alors que Louvia sortait de l'antre.

Arrivée à l'étage, elle vit cette sombre, que l'on surnommait Louve... Mais aucune trace d'Ellyandae.

- "Ma Reine ?" appela t'elle.

- "Oui" fit Ellyandae.
Silaisie la chercha du regard... Mais une fois de plus, elle était invisible.

- "Louvia vous fait savoir que la mission est remplie" fît-elle en brandissant la queue du dompteur.

- "Poses-la sur la table et vas t'en", fît la voix.

Silaisie s'exécuta... Quelques secondes plus tard, la main de la Reine caressa la queue ensanglantée qui gisait sur la table. Elle regarda le sang qui s'était déposé sur le bout de ses doigts, et les tendit à Louve, qui les porta à ses lèvres. La sombre cracha.

- "Pouah !!! Il est mort terrorisé ... ça donne un sale goût."

Ellyandae sourit.

- "Cette Louvia fait des merveilles, je la veux à mes cotés", fît-elle en descendant l'escalier.
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Assise sur un banc, Louvia méditait, afin d'évacuer le stress du combat. Silaisie, se campa devant Louvia, posa une main sur sa hanche et lui tendit l'autre.

- "Viens, dit-elle, je t'offre un verre à la taverne."

Elle plaça sa main dans la sienne, se leva, et partirent toutes deux en direction de la taverne.

Un glaive de douleur perfora le coeur de l'assassin. Il se souvint des paroles de celui qui l'avait damné.

- "Ton coeur brûlera chaque fois que tu aimeras"

Elle se mordit les lèvres au sang pour rester stoïque face au calvaire qui embrasait sa cage thoracique.

- "Silaisie ?"

- "Oui ?" répondit la jeune Silaisie.

- "Tu es mariée ?" demanda l'assassin en souriant…

Une pluie fine et glacée tombait en ...

Le temps maussade détrempait leur peau... Mais elle s'en fichait, dans son coeur il faisait beau.
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Assis sur un trône de bois brûlé, le démon observait la scène au travers des yeux de l'Ombre.

Sa patte griffue il saisit la dame et la posa sur le joker, puis il cita le sixième commandement.

- "Chaque fois que ton Destin te sauvera, il se jouera de toi." Murmura le démon entre ses dents




 Septième Commandement


Une pluie fine et glacée tombait…

Prostrée dans un coin de la cuisine une elfe à la peau claire porta la main sur son œil tuméfié. La chaine tendue entre le mur et son collier en cuir ne lui permettait qu’une posture, pour le moins inconfortable, se tenir à genoux.

Elle regarda Louvia couper délicatement, à l’aide d’un large coutelas de chasse, de fines tranches de gigot, cru, qu’elle disposa dans deux assiettes de faïence. Elle disposa sur la table une paire de couvert, à viande, en argent et une plus petite destinée à l’entrée. Une rose rouge posée sur une assiette donnait une note de couleur que les verres, en cristal, reflétaient sur les murs de la pièce. Dans la cheminée trois énormes buches se consumaient lentement, apportant chaleur et lumière. Elle disposa quelques tranches de champignons à coté des tranches de viandes et saupoudra le tout de poudre dont la blancheur rehaussa la couleur sanguine de la viande. A l’odeur du bois qui brulait venait se mêler celle du foie-gras qui était en train de cuire dans le four. La sombre jugea, à l’odeur, que le met était cuit, et sortit la terrine du four. Le feu crépitait doucement dans la cheminée.

- Tu as comprit ce que j’attends de toi ? Demanda Louvia.

L'elfe hocha la tête.

- Je n’ai rien entendu. Insista Louvia.

- Oui murmura. T-elle.

Elle tripota nerveusement sa flûte en priant de ne pas faire de fausses notes, ce qui occasionnerait surement la colère de l’Assassin.

Louvia saisit le plat dans lequel se trouvait le gigot et versa le sang dans une carafe, qui se remplit à moitié. Elle allongea le reste de rhum, puis pressa un jus de citron. Enfin elle saupoudra la boisson de pistils d’Orchidée et remua le tout. Elle porta le récipient à ses narines et huma le ‘nectar’, puis elle remplit les deux verres qui étaient sur la table du liquide vermillon.

Elle repassa dans la cuisine, qui était séparée de la pièce, principale, par un comptoir d’orme et rangea les couverts et ustensiles divers qu’elle avait utilisé pour confectionner le repas.

Enfin elle mit deux bougies rouges dans des chandeliers en argent et les posa sur la nappe, blanche de la table, après les avoir allumées.

Elle saisit un des verres et s’approcha de l'elfe à la peau claire.

- Tu en veux ? demanda t-elle en lui tendant le verre.

- Non merci, Mademoiselle. Répondit elle en fixant l'expression vide des yeux de la sombre.

La sombre tira le rideau, séparant les deux pièces et isolant ainsi l'elfe dans la cuisine.
A l’abri de la vue de sa prisonnière, elle posa son verre sur la table, ouvrit le coffre qui était dans la pièce principale et en sortit un arc et une flèche. Elle posa l’arme, horizontalement, sur la table basse qui trônait dans un coin de la pièce et à l’aide de pitons de bois, enfoncés dans le plateau, fixa l’arc. Elle tendit la corde, la retint à l’aide d’un troisième piton, et encocha une flèche dessus. Enfin elle fit, légèrement, pivoter la table sur la gauche afin que la flèche soit dans l’alignement de l'elfe qui était agenouillée derrière le rideau. Au moment voulut, il lui suffirait d’enlever la pièce de bois qui retenait la corde pour que la flèche parte.

Louvia saisit son verre, s’avança vers la cheminée et s’assit sur une fourrure qui était étalée devant.Elle portât le verre à ses lèvres et déglutit lentement le nectar qui incendiait sa langue.

Elle inspira à pleins poumons et sentit le parfum de son épouse qui se rapprochait.

- Elle arrive, tu peux commencer à jouer. Ordonna t-elle.

Sans se demander comment Louvia pouvait prévoir son arrivée, l'elfe porta sa flute à ses lèvres, que la sombre avait pris soin d’éviter alors qu’il la ‘persuadait’ de la suivre, et souffla dans son instrument. Elle joua une douce mélopée qui lui rappelait les terres de son enfance.

La porte s’ouvrit presque sans bruit. Immédiatement la chaleur du foyer l’envahit. Elle parcourut la pièce du regard et s’arrêta sur son épouse, assit en tailleur devant la cheminée. Les flammes donnaient à sa peau noire une étrange teinte orangée. Elle détailla longuement la table qu’il avait dressé avec soins et, après avoir fermer la porte, saisit le verre qu’il restait sur la table et vint rejoindre Louvia au coin du feu. Elle défit sa cape qui tomba en boule sur le tapis, puis après un instant de réflexion, se déshabilla complètement. Elle s’assit derrière elle et croisa ses jambes autour de sa taille.

- Que fêtons nous ? Demanda Silaisie.

- Tu te souvient de cette Humaine que tu avais rencontré à la taverne et qui t’avais avoué avoir fait partie de ceux qui ont détruit le temple ?

Elle comprit que Louvia l’avait fait passer de vie à trépas. Elle avança son verre contre le sien et porta un toast.

- Au prochain ? Fit elle.

- Au prochain. Répondit Louvia en levant son verre.

L’alcool enivra presque de suite la jeune Silaisie épuisée. L’odeur du diner vint émoustiller son appétit.

- Et que nous as-tu préparé de bon ?

- Foie gras frais et tranches de gigot crues.

Elle passa la langue sur ses lèvres.

- A table. Fit elle en se relevant brusquement, tellement le menu l’avait mise en appétit.

Elle s’assit délicatement, alors que Louvia rapprochait sa chaise, et attendit avec impatience qu’elle s’assoit à son tour pour pouvoir commencer. Elle retira la rose qui était dans son assiette et après l’avoir détaillée et regarda longuement Louvia avec passion. N’y pouvant plus elle saisit un des canapés de foie-gras et mordit goulument dedans. Ses papilles explosèrent sous le gout intense qui envahit sa bouche. La marmelade citronnée que Louvia avait ajouté aux toasts relevait judicieusement la saveur douce de l’entremet.

Elle porta son verre à ses lèvres et inonda sa bouche du nectar qui finit de relever, harmonieusement, les saveurs.

La mélodie, qui tintait doucement à ses oreilles, finit de la transporter au ‘paradis’ de la volupté… Elle croyait rêver.

Avide de gouter la viande elle saisit du bout des doigts, après l’avoir coupé, un morceau de gigot qu’elle porta à sa bouche. Le gout de la viande crue fit naître en elle un besoin de chair qui n’avait rien de culinaire. Elle se leva, fit le tour et vint s’assoir sur cuisses de Louvia, entre sa poitrine et la table. Là, elle porta son verre à ses lèvres, et après avoir bu, elle partagea avec Louvia le nectar en l’embrassant langoureusement. Les poils de Louvia se dressaient sous le désir naissant en lui. Louvia estima qu’il était temps de ‘couper’ la musique. Elle tendit la main vers la table basse et retira le piton qui retenait la corde. La corde vibra en émettant une note douce.

La flèche siffla dans l’air, déchira le rideau et après avoir traversé, de part en part la gorge de la musicienne, se planta dans le mur entre deux pierres.

- Jolie musique. Fit Silaisie en souriant.

Elle rit à gorge déployée, en laissant le nectar déborder de sa bouche et perler au coin de ses lèvres. Louvia planta son nez dans le cou de son épouse et la mordillât délicatement alors qu’elle riait aux éclats. Elle passa ses bras autour de son cou et l’invita à venir rouler, délicatement, au sol avec elle.
________________________________________

Alors que les corps des deux amantes s’entortillaient devant la cheminée, deux autres corps se vidaient doucement de leur sang dans la cuisine. Celui de l'elfe crucifiée par une flèche. Et celui d’une humaine dont il manquait une cuisse et le foie.
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Assis sur un trône de bois brûlé, le démon observait, la scène au travers des yeux de l'Ombre.
Il passa sa langue rouge sur ses babines d’amadou… puis il cita le Septième commandement.

- « Tu te nourriras de la chair des justes. »



Dernier Commandement


Une pluie fine et glacée tombait …

Louvia roula sur le sol, le souffle court. Elle essaya de se redresser en se mettant à quatre pattes. Elle hurla de douleur tant son épaule la faisait souffrir. Un flot de sang s’échappa de sa bouche. Elle pesta contre elle-même de s’être approché si prés de son adversaire. Une erreur de débutant se disait-elle.
La colère d'un humain venait de le mettre au tapis.

Rahtol approcha lentement, ses bottes de cuir épais martelaient le sol à chacun de ses pas. Il posa le pied droit sur le dos de la sombre et appuya vigoureusement, obligeant Louvia à rester au sol. Il tira lentement son épée rouillé et ébréchée, preuve que sa lame avait connue les champs de bataille, et s’appuya dessus, pointe vers le sol.

Son visage buriné portait de larges cicatrices dont les traces de coutures déformaient la chair qui se boursouflait. Dans sa bouche le guerrier mâchait une chique de chanvre. Son adversaire au sol n’attendait que le coup de grâce.
Il s’assit sur une souche de chêne et garda le pied sur le dos de la sombre pour la maintenir au sol. Il cracha le jus noir, de sa chique entre ses jambes.

- J’avoue que je suis surpris, lança l'humain, tu as bien faillit m’avoir avec tes dagues. Continuât-il en essuyant sa gorge ensanglanté.

Il regarda ses doigts rougis par le sang.

- Un ou deux centimètres de plus et j’y restais.

- Qu’attends-tu pour m’achever Feula Louvia.

L'humain se remit à mastiquer sa chique.

- J’ai le temps dit il entre deux mastications. D’abord je veux savoir pourquoi tes amis me suivent depuis une bonne semaine.

- Mes frères, corrigea Louvia.

- Si tu veux, soupira l'humain, et surtout pourquoi avait tu l’intention de m’envoyer Ad Patres. Qu’elle saloperie ai-je encore commise ? Qui m’a posé un contrat sur la tête ?.

- Ce n’est pas un contrat, marmonna Louvia.

Rahtol fronça les sourcils.

- Pas un contrat ? Mais alors pourquoi en vouloir à un vieux soudard comme moi ?

Louvia se mordit les lèvres, elle pensa à Silaisie qu’elle avait épousé quelques années auparavant, dans quelques minutes elle ne la reverrait plus jamais. Elle ne pouvait même pas espérer la paix pour son âme. Elle se demanda seulement si le démon auprès duquel elle passerait l’éternité lui permettrai seulement de penser à elle de temps en temps.

L'humain fit glisser son pied sur l’épaule cassée de Louvia et la secoua pour l’enjoindre à répondre. La sombre hurla de douleur.

- J’attends Fit l'humain.

- C’est une vengeance personnelle, répondit Louvia.

Personnelle ? Mais je ne crois pas te connaitre.

Il y eut un frôlement…trop fugace, suffisamment imperceptible pour que l'humain n’entende rien, l’assassin dressa les oreilles.

- Le temple du serment des Orchidées murmura Louvia.

- Le temple du serment des Orchidées, répéta le soudard, mais c’était il y a … neuf ans ?

- Dix, rectifia Louvia.

L'humain ne l’écoutait plus, l’évocation du nom du temple, avait rappelé à sa mémoire des souvenir d’un autre temps. Il se rappela ce temple dont les moines, experts en assassinat, divulguaient leur savoir à qui le voulait bien. Ho bien sur l’apprentissage était long et difficile. Il nécessitait de vivre au temple, parmi les moines, pendant de longues années. Le problème était que les moines ne faisaient pas de distinction selon le camp et dispensaient leur savoir aussi bien aux « mauvais » qu’aux « justes ». En cette période de guerre un mouvement était né, les rédempteurs. Justes forcenés et extrémistes, les rédempteurs prétendaient détenir les règles de conduite et de bonne morale à suivre. Ils prêchaient dans tout le royaume et cherchaient à convertir au nom de leur cause toutes les âmes de cette contrée… Souvent par la parole… Quelques fois par la force, au nom du tout puissant. C’est dans cette folie meurtrière, que, ne supportant pas l’idéologie des moines et leur art, qu’ils rasèrent le temple. A l’aube d’un matin de Girithron 2448, trois mille Rédempteurs marchèrent sur le temple, ne laissant derrière eux que cadavres et ruines. Ils poussèrent leur folie jusqu’à incendier la place en guise d’avertissement.

- Mais c’était la… guerre, fit Rahtol en sortant de ses pensées.

- La guerre ? Hurla Louvia. Trois cents civils, hommes, femmes et enfants ont périt dans ce massacre.

Une douce effluve de musc et d’ambre parvint au nez de Louvia. Elle connaissait cette odeur. Elle était là… quelque part… invisible surement pour cette raison que l'humain ne l’avais pas remarqué… Gagner du temps, pensa Louvia.

- Des pères de famille, des mères, des frères et des sœurs qui vivaient paisiblement là ont trouvé la mort ce matin et tu viens me dire que c’était la guerre. Assassin, vous avez massacrés des innocents. Continua t-elle.

- Qu’en sais tu ? ajouta l'humain, il n’y eu pas de survivants à ce massacre, comment peut tu savoir si tes soi-disant innocents n’étaient pas en fait de vils assassins.

- Je le sais parce que j’y étais.

Le guerrier écarquilla les yeux.

- Tu étais au temple ? demanda t-il abasourdit.

- Exact, vous m’avez laissée pour morte parmi les décombres fumant.

L'humain saisit se leva et saisit son épée.

- Hé bien voila une erreur que je m’apprête à réparer avec dix ans de retard. Fit il en levant son épée.

La lame effilée d'une dague glissa sur la gorge de l'humain.

- Si laisser un survivant était une erreur, vous en avez commis une seconde. Chuchota la silhouette pendant que l'humain s’écroulait à genoux.

Louvia regarda la sombre qui était redevenue visible. Elle lécha la lame ensanglantée de sa dague et lui offrit l’image d’un magnifique sourire que le l'humain emportât dans son trépas.
Elle se pencha sur Louvia et l’aida à s’assoir.

- Louvia ça vas ? Demanda t elle. C’est Louve… L’épouse de Ellyandae.

L’assassin s’assit tant bien que mal et mis son bras en écharpe à l’aide d’un foulard.

- J’avais reconnut votre parfum Milady. Je vous dois une fière chandelle.

- Ce n’est rien… tu étais au temple j’ai entendu.

Louvia cracha un nouveau flot de sang.

- Oui j’y vivais avec ma mère. C’est pour venger sa mort que je me suis damné.

- Ta mère? Demanda la sombre. Tu t’es damné pour elle ?

- Oui répondit Louvia, elle est morte ce jour là.

La gorge de Louve se serra. Ses yeux commencèrent à la bruler.

- Et comment se nommait-elle. Bredouilla Louve.

- Shylmen, chuchota Louvia… Shylmen Eldrith.

- Louvia… murmura doucement Louve.

Louvia dressa l’oreille.

- Comment connaissez-vous mon nom ?

Elle se blottit contre elle et la serra dans ses bras en le berçant tout doucement.

- Ca vas aller mon chaton, tout est fini, fit elle entre deux sanglots… Maman est là.


________________________________________



Assis sur un trône de bois brûlé, la bête observait, la scène au travers des yeux de l'Ombre.
Il éclata de rire démoniaque… puis il cita le Huitième commandement.
- « De ta damnation inutile tu tireras ta haine irréversible. »



Epilogue :


Silaisie se donna au démon pour libérer Louvia de son emprise. Echangeant sa vie et son âme contre la liberté de sa compagne. Louvia étant trop préoccupé par sa vengeance, n'eut pas le temps de jouir pleinement de sa compagne... A la vue de ce sacrifice, Louvia désemparée, triste, folle de rage contre elle même, partit, pour ne plus faire de mal a ses proches. En effet voir sa compagne mourir pour elle, ainsi que toutes ces années perdues pour rien ...

Le mal engendre le mal. Louvia voyagea de ville en ville, semant sur son sillage mort et souffrance. Elle se détestait, se haïssais...Le démon avais beau lui avoir rendu la vue, et libérer son etreinte...Du moin... Partiellement. Elle nourrissais une profonde haine contre elle-même, accentuée par la malédiction de ce démon, sa soif de sang était grande. Des années durant elle donna la mort, torturant ses victimes, prenant un malin plaisir a faire durer leur supplice avant qu'ils se voient mourir, sans ne pouvoir rien faire... Malheureux était ces hommes qui se laissaient leurrer par les charmes de la sombre, qui les attirais ensuite dans sa toile, avant même qu'ils puissent la toucher, ils se retrouvaient avec une aiguille planter dans la colonne vertébrale, les paralysants....Et laissant tout le plaisir à la sombre de s'amuser... Elle prenais plaisir à faire souffrir... Cela duras plusieurs années, avant que la solitude ne la pèse, et qu'elle se rende compte que sa plus grande malédiction était la vie. Sa longue vie de sombre, qui faisais qu'elle ne pouvais qu'être témoin impuissant de la mort de ses proches. Malgré sa profonde nature, qui pouvais encore ressurgir en certaines circonstances, elle décidas de commencer une nouvelle vie, sur un nouveau continent, loin de son passé...

Qui sais...Peut-être rencontreras-t'elle des personnes voulant l'aider, révéler en elle, ses bon côtés...Ou d'autres, voulant faire ressurgir le démon en elle...
_________________


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MessagePosté le: Mer 29 Juin - 11:53 (2011)    Sujet du message: Publicité

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